Sneak Peek 5: Jean Delisle

L’anglais, langue nationale, le français, langue de traduction

 Jean Delisle

Professeur émérite, Université d’Ottawa

jdelisle@uOttawa.ca

Résumé:  Le bilinguisme officiel est une des valeurs fondatrices et distinctives du Canada. Et qui dit bilinguisme, dit traduction. Du coup, la traduction officielle revêt une dimension politique, identitaire, démocratique et culturelle. Bien que l’anglais et le français soient les deux langues officielles du pays, il semble que, dans les faits, la langue anglaise soit « plus officielle » que le français au point d’avoir acquis le rang de « langue nationale ».

Le choc des nationalismes québécois et canadien a provoqué, dans les années 1960, une remise en question de la traduction en tant que « ciment de l’unité nationale ». Le caractère asymétrique du bilinguisme officiel a été dénoncé par ceux qui souhaitaient renouveler les institutions fédérales et donner au bilinguisme un autre visage que celui de la traduction. Cette communication aborde la question de la traduction dans l’utopie du bilinguisme canadien d’un double point de vue historique et politique.

Mots-clés : Canada, langues officielles, traduction, minorités, nationalismes, bilinguisme

Notice biobibliographique : Jean Delisle, MSRC et diplômé de la Sorbonne Nouvelle, a fait carrière à l’École de traduction et d’interprétation de l’Université d’Ottawa de 1974 à 2007. Il a signé ou cosigné une vingtaine d’ouvrages et est traduit dans une quinzaine de langues. Il vient de faire paraître avec Alain Otis aux Presses de l’Université Laval Les douaniers des langues. Grandeur et misère de la traduction à Ottawa, 1867-1967.

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