Sneak Peek 12: Rainier Grutman

La dynamique de l’autotraduction verticale

Rainier Grutman

Université d’Ottawa

rainier.grutman  [at] uottawa.ca

Résumé : La plupart des auteurs qui se traduisent eux-mêmes ne sont pas bilingues dans deux langues officielles d’États-nations tout aussi officiels, mais écrivent dans une « grande langue » et, parallèlement, dans une langue moins connue et reconnue. La traduction n’est pas un « échange » symétrique pour eux, mais plutôt une « négociation » asymétrique, « verticale » (Folena; Stierle), entre deux langues au statut inégalement reconnu.

La recherche sur ces autotraducteurs fait apparaître deux types de « minorités »: 1) celles qui sont globales en raison de la position périphérique qu’occupe leur langue maternelle dans la « galaxie des langues » (De Swaan; Calvet) et 2) les minorités nationales dans le cadre des États-nations dont ils sont citoyens. C’est à l’approfondissement de ces catégories et à l’étude de leurs intersections (p.ex. la migration) que je m’attacherai dans cette communication, afin de décrire la dynamique propre à l’autotraduction verticale.

Biobibliographie : Rainier Grutman est professeur titulaire au Département de français et à l’École de traduction et d’interprétation de l’Université d’Ottawa. Ses contributions à la traductologie (parues en français, en anglais, en italien, en espagnol et en portugais) concernent d’une part la sociologie de la traduction, d’autre part l’autotraduction. Sa contribution la plus récente est L’Autotraduction littéraire : perspectives théoriques (Paris, Classiques Garnier, 2016), collectif codirigé avec Alessandra Ferraro.

 

 

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