Sneak Peek 38: Cécile Planchon

Anglicismes, sphère publique et sphère privée : quand les étudiants francophones au Québec brouillent les frontières

Cécile Planchon

Université d’Ottawa

cplan059ottawa.ca

Abstract : Voici près de 40 ans que la Charte de la langue française définit et oriente l’aménagement linguistique du Québec. Cette Loi 101 s’attache à contrer la montée de l’anglicisation en francisant notamment les emprunts lexicaux afin d’assurer une certaine « qualité » de langue dans plusieurs domaines publics de la société.

Mais qu’en est-il de la sphère privée ? Notre recherche s’intéresse principalement aux jeunes se déclarant en faveur d’une plus grande protection de la langue française afin de savoir s’ils sont aussi attentifs à la ‘qualité’ de leur langue indépendamment du registre ou du contexte dans lequel ils évoluent.

Ayant sondé plus de 500 étudiants québécois de premier cycle à l’aide d’un questionnaire sur leurs habitudes linguistiques et leurs attentes vis-à-vis des politiques linguistiques, nos résultats préliminaires montrent que la catégorie des répondants en faveur d’une plus grande protection du français semble afficher quelques contradictions entre désir et réalité.

Bio-biblio : Doctorante en Sociolinguistique à UOttawa et à la Sorbonne Nouvelle (Paris), mes intérêts de recherche portent sur la relation que les locuteurs entretiennent avec leur langue et les politiques linguistiques, notamment sur leur perception des emprunts et les raisons qui motivent leur utilisation. Professeure à temps partiel et traductrice, je travaille pour différents organismes (Centre de recherche sur les droits de la personne, UOttawa ; Global Justice Clinic, NYU…). J’ai publié chez Bélas Infiéis, Champion et Scriptum.

 

Advertisements