Sneak Peek 41: Valérie Milner

I don’t speak french : La minorité anglophone au Québec

Valérie Milner

Université d’Ottawa

valerie.milner@hotmail.fr

Résumé : À l’époque de globalisation sans précédent qu’est celle d’aujourd’hui, inévitable  d’élire une lingua franca; il s’agit de l’anglais depuis maintenant des décennies. Il existe pourtant des situations politiques spécifiques où ce sont les anglophones, détenteurs de la langue universelle, qui forment une minorité linguistique, comme c’est le cas au Québec. C’est dans la métropole de Montréal que vivent la plupart des anglophones québécois, et ce grand centre d’activité urbaine, d’agitation politique et d’effervescence linguistique sert fréquemment de scène aux tensions et aux non-dits entre Anglophones et Francophones, séparés en deux clans qui font les frais de l’Histoire. Ayant entrepris la traduction vers le français de nouvelles écrites par des Montréalais anglophones, je cherche à expliciter le rôle de la traduction et l’importance du partage culturel dans un centre urbain où les groupes langagiers principaux performent une hiérarchie “renversée”. Mon intervention prendra par moments la forme d’une analyse littéraire des nouvelles que j’ai traduites, afin d’expliquer les manières subtiles dont se manifestent les différentes formes de l’aliénation.

Biographie : Valérie Milner entame à l’été 2015 la rédaction de sa thèse de maîtrise en traduction littéraire, qui a pour objet la traduction vers le français d’œuvres anglophones contemporaines publiées à Montréal, sa ville d’origine. Elle a obtenu en 2013 un baccalauréat en Littératures de langue française à l’Université de Montréal, suivi en 2014 d’un diplôme d’études supérieures en traduction générale. Ses champs d’intérêt sont la traduction littéraire, la littérature comparée, la diversité linguistique et l’hybridité culturelle du Canada, les écrits de l’urbanité et les textes de l’extrême contemporain.

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